Les Saisons
Durée de
lannée.
Nous définissons lannée comme le
temps mis par la Terre pour effectuer une révolution autour du Soleil. Mais il convient
de définir un repère comme points de départ et darrivée. Si lon considère
le temps mis par le Soleil pour revenir en face dune même étoile, on parle
dannée sidérale. Pour les saisons, on définit lannée (ou année
tropique) comme étant lintervalle de temps qui sécoule entre deux passages
successifs du Soleil au point vernal (ou pont gamma g). Lannée sidérale (365 j 6 h 9 m) est plus
longue que lannée tropique (365 j 5 h 49 m) en raison du mouvement du point vernal
(voir La précession des équinoxes).
Le Soleil " glisse " par rapport aux
constellations en " fond de ciel " (constellations du zodiaque) denviron
1° par jour vers lest et cela a pour conséquence de le ramener dans la même
position sur la sphère des fixes, au terme dune année.
Ainsi, le 20 mars, le Soleil se projette devant la
constellation des Poissons, puis il passe le mois suivant dans la constellation du Bélier
puis dans le Taureau, etc., jusquà ce que de nouveau, il revienne dans la
constellation des Poissons. Il aura ainsi parcouru les 360° de lécliptique.
traversant les 13 constellations du zodiaque : une année sest écoulée.
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Les saisons astronomiques.
Lorsque le Soleil, au cours de son mouvement annuel sur
lécliptique, passe au point g, il se lève exactement à lest et se couche exactement à louest :
la durée du jour égale la durée de la nuit en tout point du globe terrestre ce sont les
équinoxes. Le Soleil se trouve alors exactement dans le plan de léquateur
céleste, et par conséquent, on dit que sa déclinaison est nulle. (La
déclinaison dun astre est sa hauteur au-dessus ou au-dessous de léquateur
céleste.)
Lorsque le Soleil a une déclinaison maximale (+23°
26) ou minimale (-23° 26), on parle de solstice.
Ainsi lannée se divise en quatre saisons qui
correspondent aux quatre quadrants de lécliptique (figure ci-contre) :
de léquinoxe du 20 mars au solstice du 21
juin, le Soleil parcourt larc g-t sur
lécliptique : sa déclinaison est positive et croissante ;
du solstice du 21juin à léquinoxe du 22
septembre, le Soleil parcourt larc t-g : sa
déclinaison est positive et décroissante ;
de léquinoxe du 22 septembre au solstice
du 22 décembre, le Soleil parcourt larc g-t sur
lécliptique : sa déclinaison est négative et décroissante ;
du solstice du 22 décembre à léquinoxe du
20 mars, le Soleil parcourt larc t-g sur
lécliptique : sa déclinaison est négative et croissante.
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Linégalité des jours et des nuits permanent au-dessus du cercle.
Si nous observons les levers et couchers du Soleil
pendant plusieurs semaines consécutives, nous constatons que le Soleil ne se lève pas et
ne se couche pas toujours au même point de lhorizon. Laffirmation
" le Soleil se lève à lest " est très approximative. Donc
selon les points de lhorizon où se lève et se couche le Soleil, la durée des
jours et des nuits va être modifiée (figure ci-dessous) :

entre léquinoxe du 20 mars et le solstice du
21 juin, la déclinaison du Soleil est croissante et positive : dans
lhémisphère Nord, le jour est plus long que la nuit et croit jusquau solstice
du 21juin ;
au solstice du 21 juin, la déclinaison du Soleil est
+23° 26, de sorte que dans lhémisphère Nord la durée du jour atteint son
maximum (environ 16 heures sous nos latitude), le jour est permanent au-dessus du cercle
polaire arctique (66° 34) ;
entre le solstice du 21 juin et léquinoxe du
22 septembre, la déclinaison du Soleil est décroissante mais toujours positive :
dans lhémisphère Nord, la durée des jours diminue, toutefois, elle est encore
supérieure à la durée des nuits ;
à léquinoxe du 22 septembre, le Soleil se trouve
au point g sur
lécliptique : nous retrouvons les conditions liées aux phénomènes déquinoxe ;
entre léquinoxe du 22 septembre et le solstice du
22 décembre, la déclinaison du Soleil décroît et est négative : la durée des
jours est plus courte que la durée des nuits dans lhémisphère Nord et décroît
jusquau solstice du 22 décembre ;
au solstice du 22 décembre (point t sur lécliptique) la
déclinaison du Soleil est de 23° 26 la durée du jour atteint son minimum
dans lhémisphère Nord : elle dure environ 8 heures sous nos latitudes. La
nuit est permanente au-dessus du cercle polaire arctique (66° 34) ;
du solstice du 22 décembre à léquinoxe du
20 mars, la déclinaison du Soleil est croissante mais toujours négative dans
lhémisphère Nord, la durée des jours croît, toutefois, la durée des nuits est
encore supérieure à la durée des jours.
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Inégalité des saisons (1re et 2e lois
de Kepler)
La trajectoire que décrit la Terre dans son
mouvement de révolution autour du Soleil en un an est une ellipse dont le Soleil occupe
un des foyers.
Pour un observateur terrestre cette formulation de
la première loi de Kepler devient : " la trajectoire apparente du Soleil dans
le plan de lécliptique est une ellipse dont la Terre occupe un des
foyers. " Précisons que cette ellipse est très proche du cercle.
Du fait de cette ellipticité, on comprend que la
distance entre la Terre et le Soleil va varier au cours de lannée : mais cela
nest en aucun cas une explication des conséquences climatiques des saisons.
En revanche, puisque la Terre accélère en
sapprochant du Soleil et ralentit lorsquelle sen éloigne, la variation
de la vitesse provoque une inégalité dans la durée des saisons.
Vers le 3 janvier, la Terre est à sa distance la plus
courte du Soleil : on dit alors quelle est au périhélie le Soleil ; le
soleil est au périgée.
Vers le 4 juillet, la Terre est à sa distance la plus
grande du Soleil : on dit quelle est à laphélie ; le Soleil est à
lapogée.
Ainsi, comme la vitesse orbitale de
la Terre est plus grande lorsquelle est plus proche du Soleil, il sensuit que
dans lhémisphère Nord, lhiver est la saison la plus courte : au
contraire, lété, période durant laquelle la vitesse orbitale de la Terre
ralentit, est la saison la plus longue.
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 Les moments qui correspondent aux solstices et aux équinoxes
sont très exactement déterminés et par conséquent la durée des saisons est
actuellement la suivante :
92 jours
20 heures pour le printemps;
93 jours
15 heures pour lété ;
89 jours
19 heures pour lautomne;
89 jours
pour lhiver.
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Comme on peut le constater, il y a peu
de différence de durée entre les saisons puisque lexcentricité de lorbite
est faible. Si les solstices coïncidaient avec le périhélie et laphélie,
lautomne et lhiver auraient la même durée, de même que le printemps et
lété (voir La précession des équinoxes). |
Conséquences climatiques des saisons
Après avoir expliqué les saisons dun point
de vue astronomique, il est intéressant den examiner les conséquences climatiques
sur notre planète. Pour ce faire, nous prendrons cette fois-ci un point de vue extérieur
au système Terre-Soleil.
Rappelons que laxe de rotation de la Terre est
incliné de 23° 26 par rapport à la perpendiculaire au plan de révolution, et
conserve une direction fixe par rapport aux étoiles, du moins sur quelques années.
Ainsi, au cours de lannée, la plus ou moins
grande inclinaison de la surface terrestre par rapport aux rayons solaires aura une
incidence sur la quantité de chaleur parvenant en un lieu et provoquera des écarts
sensibles de températures.
Ces écarts de températures, qui sont un aspect
climatique des saisons, sont dus au fait que le Soleil se trouve tantôt au-dessus de
léquateur céleste tantôt au-dessous de léquateur céleste il y a donc une
variation de la hauteur du Soleil par rapport à lhorizon du lieu considéré.
Dans notre hémisphère, à la latitude de Paris
(48° 50 de latitude nord) :
le 21 juin la hauteur du Soleil au moment de sa culmination est
égale à 64° 36 ;
le 20 mars et le 22 septembre, elle est de 4l° 10 ;
le 21 décembre, elle est de 17° 44.
La différence entre ces deux hauteurs est égale à
46° 52, soit deux fois 23° 26.
Nous recevons, au niveau du sol, cinq fois plus
dénergie solaire le 21 juin à midi vrai que le 21 décembre à la même heure,
doù les différences de température. |
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