Le rayon vert
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Le rayon vert, popularisé
par Jules Verne, est aussi un photométéore. Il se produit à l'instant précis où le
dernier pinceau lumineux issu du bord supérieur du Soleil rase l'horizon pour atteindre
l'observateur. L'atmosphère agit alors comme un prisme qui étale la lumière, en
commençant par la partie rouge du spectre ; si l'atmosphère n'est pas
particulièrement pure, rien ne se produit. Si l'air est sec dépourvu de poussières, on
peut atteindre l'autre extrémité du spectre, c'est-à-dire le bleu, mais cela reste un
phénomène tout à fait exceptionnel. Aussi, dans de bonne conditions, voit-on la couleur
qui précède immédiatement le bleu, c'est-à-dire le vert. Les conditions les plus
favorables à l'observation du rayon vert (qui n'est visible que pendant une fraction de
second) sont un anticyclone positionné à l'ouest de l'observateur, avec un flux d'air
polaire de secteur nord-ouest à nord-est. Un horizon bien dégagé est également
nécessaire. On cherche donc généralement à voir le rayon vert au bord de la mer, mais
il est également visible en montagne. |
Explication du phénomène
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Le rayon vert est dû à la
réfraction de la lumière solaire dans l'atmosphère de la Terre. Au plus près de
l'horizon, les couleurs primaires du Soleil, bleu, vert, jaune, rouge, etc., sont
dispersées comme par un prisme. Après absorption par l'atmosphère, restent deux
couleurs dominantes : le jaune (ou orangé, ou rouge) et le vert. Cette dernière couleur
étant plus dispersée, du fait de sa longueur d'onde plus courte, elle migre vers le
sommet du Soleil, où elle forme une jolie frange, qui deviendra, au coucher du Soleil, le
rayon vert. |
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Le Soleil couchant est déformé par la
réfraction atmosphérique : en son point le plus haut, apparaît une frange verte
invisible à l'il nu du fait de l'éblouissement du disque solaire. Lorsque le
Soleil se couche complètement, cette frange verte reste la seule, quelques dixièmes de
seconde, au-dessus de l'horizon : c'est le rayon vert. |
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